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Arviat

Arviat

Région: 
Opérations scolaires de Kivalliq (OSKiv)

Community

À propos
Histoire: 

Arviat est la communauté continentale la plus méridionale du territoire et maintenant la seconde plus populeuse du Nunavut. Anciennement appelée Eskimo Point, elle est située sur la côte occidentale de la baie d'Hudson, et entretient certains liens avec la ville de Churchill, au Manitoba, qui peut être atteinte par bateau en été et par motoneige en hiver.

Le nom inuit de la communauté signifie l'« endroit des baleines boréales ». Les Inuits vivent dans cette région depuis la période de l'occupation thuléenne. Grands voyageurs, ils ont eu des contacts avec les autres cultures inuites, les Cris et les Dénés qui vivaient plus bas sur la côte. Comme bien d'autres endroits sur la côte ouest de la baie d'Hudson, Arviat a été le site d'une industrie de chasse à la baleine florissante, dont Parcs Canada a d’ailleurs reconnu l’importance historique en créant un site historique national à Arvia'juaq et à Qikiqtaarjuk en 1995.

Les bateaux de la Compagnie de la Baie d'Hudson (HBC) ont accosté à Arviat pendant de nombreuses années avant que la compagnie décide d’y établir un comptoir commercial permanent en 1921. Des missions catholiques et anglicanes ont suivi en 1924 et 1926. Au fil du temps, les familles inuites se sont installées de manière permanente dans la communauté afin de profiter des divers services offerts par les missions. Puis, en 1937, un poste de la GRC a été établi, suivi d'une école fédérale en 1959. Au tournant des années 1950, la vie des Inuits de la région fut profondément bouleversée par les changements dans les habitudes de la faune qui se répercutaient à la fois sur les revenus générés par le trappage et sur l’approvisionnement des familles en nourriture. En outre, des épidémies de tuberculose et de diphtérie ont frappé la communauté à la même époque. Pour tenter d’améliorer la situation durant cette période, le gouvernement fédéral a commencé à déménager des Inuits d’autres régions vers Arviat. En 1989, le hameau a officiellement changé son nom d'Eskimo Point pour Arviat.

Le projet d'histoire de Nanisiniq Arviat est un projet de site Web multimédia impliquant des jeunes et des ainés, qui documente l'histoire et la culture d'Arviat. Le site Web pour l’orientation des employés du gouvernement du Nunavut offre un excellent éventail de ressources relatives à l’histoire du Nunavut en général, en plus d’un aperçu général de la culture et de l’histoire inuites ainsi qu’une explication sur la manière dont les principes culturels inuits sont intégrés dans les opérations et les services gouvernementaux. Nous vous recommandons de consulter ce site lorsque sa restructuration sera terminée. Pour le moment, vous pouvez obtenir de l’information sur le site d’information générale du GN.

Culture, langue et vie communautaire: 

La culture et la langue inuites sont vigoureuses à Arviat. L’organisme Arviat Tourism a mis sur pied un certain nombre de programmes culturels destinés aux visiteurs et aux nouveaux venus, y compris la narration de contes par des ainés, des spectacles de chants gutturaux inuits traditionnels et des expositions de photographies historiques. Quant à lui, le centre d'information Margaret Aniksak met en valeur l'histoire et la culture locales. Le projet d'histoire de Nanisiniq Arviat renferme également beaucoup de documentation sur la culture locale, y compris un certain nombre d'entrevues vidéos avec des ainés. Le paysage culturel traditionnel de la région est préservé sur le site historique national de Qikiqtaarjuk et Arvia'juaq situé à proximité.

La religion joue un rôle important dans la vie communautaire à Arviat. Il y existe un certain nombre d'églises de différentes confessions chrétiennes. Veuillez consulter la liste des contacts locaux pour obtenir les numéros de celles qui possèdent des téléphones.

L'inuktitut est la langue que l'on entend le plus souvent parler à Arviat. Selon le recensement de 2011, c'est la langue maternelle de la grande majorité (environ 94 % des résidents), dont 20 % se disent locuteurs unilingues. La plupart des enfants d'âge primaire et préscolaire s'expriment dans cette langue. L'anglais y est aussi parlé par 80 % de la population, et seulement quelques personnes parlent également le français. Attendez-vous à ce que la plupart des réunions ou évènements publics se déroulent en anglais et en inuktitut, mais vous ne devriez pas vous attendre à ce que les conversations courantes en inuktitut vous soient traduites automatiquement, seulement parce qu'un locuteur francophone est présent. En outre, vous devez savoir qu’il y a d’importantes variations entre les dialectes inuktituts au Nunavut. Par conséquent, si vous avez déjà parlé l’inuktitut dans une autre communauté, préparez-vous à apprendre des différences dialectales et à vous faire corriger votre usage par les résidents à l’occasion. Enfin, la langue inuite (l’inuktitut et l’inuinnaqtun), l’anglais et le français sont les langues officielles du Nunavut. Vous avez donc le droit de demander des services gouvernementaux dans la langue officielle de votre choix.

La population d’Arviat est très jeune. Le taux de natalité est élevé et les enfants d’âge scolaire sont en nombre croissant. Lors du recensement de 2011, on dénombrait 320 enfants d'âge préscolaire et 700 d'âge primaire; ainsi, 44 % de la population du hameau était âgée de moins de 18 ans. L’âge médian était de 20 ans. À l’opposé, seulement 3 % de la population était âgée de plus de 65 ans.

Économie: 

Arviat est l'une des communautés qui tirent avantage de la stimulation économique générée par les bureaux décentralisés du gouvernement du Nunavut (GN). Entre autres, on retrouve à Arviat les bureaux du programme d'accès à la propriété de la Société d'habitation du Nunavut, le siège social du Collège de l'Arctique du Nunavut, et les bureaux du développement des programmes d'étude et de l'apprentissage aux adultes du ministère de l'Éducation. En plus de cette économie majoritairement basée sur les emplois gouvernementaux et les services locaux, plusieurs résidents pratiquent la chasse et la pêche traditionnelles afin de pourvoir aux besoins de leurs familles. En outre, de talentueuses couturières locales vendent de magnifiques vêtements d’extérieur pratiques et confectionnés sur mesure dans des matériaux traditionnels et modernes. Vous trouverez aussi à Arviat plusieurs sculpteurs de stéatite (pierre à savon) et de bois de caribou. Le secteur touristique offre des emplois saisonniers aux guides, aux pourvoyeurs et aux interprètes culturels.

Comme dans plusieurs communautés du Nunavut, on ne retrouve aucune succursale bancaire à Arviat et l’approvisionnement en argent comptant peut souvent devenir très limité. Les magasins Northern, Eskimo Point Lumber Supply (EPLS) et Co-op offrent cependant certains services bancaires de base, comme la possibilité de maintenir un petit compte bancaire avec le magasin, l'encaissement de chèques, etc. Des guichets automatiques sont disponibles dans les magasins Northern, EPLS et Co-op, mais avec un approvisionnement limité en liquidités. Les services de paiement Interac et par carte de crédit sont disponibles dans la plupart des magasins de vente au détail. Il est fortement recommandé que les nouveaux arrivants se familiarisent avec les services bancaires par Internet et les méthodes de paiement de facture en ligne, car la météo capricieuse et les perturbations dans les transports peuvent souvent retarder le service postal. 

Faune: 

Une grande variété d’espèces animales peuple les environs d’Arviat. L’emplacement de la communauté sur la baie d’Hudson se trouve sur la route migratoire des ours polaires. On les voit d’ailleurs errer dans la ville à certains moments de l’année, ce qui donne lieu à bon nombre de récits palpitants, comme vous le découvrirez en discutant avec les Arviammiuts (les habitants d'Arviat). De nombreuses espèces d'oiseaux se rassemblent dans la région durant la période de nidification, dont les oies des neiges, les lagopèdes, les hiboux, les huards, les canards et les cygnes. La migration annuelle des oies annonce toujours le début d’une saison excitante de chasse et de cueillette d’œufs pour les habitants. Le Refuge d'oiseaux migrateurs de la rivière McConnell, situé à environ 27 kilomètres au sud d'Arviat, est une aire protégée pour près de 250 000 oiseaux migrateurs, dont la grande majorité sont des oies des neiges. Les passionnés d'ornithologie pourront aussi admirer plusieurs oiseaux de rivage, tels que des sternes arctiques, des bécasseaux, des pluviers et des phalaropes, mais aussi des corbeaux et des bruants des neiges, espèces plus communes dans l'Arctique. Des phoques annelés, communs et du Groenland, ainsi que des bélougas, peuvent tous être aperçus dans les eaux avoisinantes. On retrouve également des caribous dans la région, bien que leurs migrations puissent varier. L'omble chevalier fait partie de l'alimentation de base des résidents.

Durant les mois d'été, les insectes abondent et en particulier, les moustiques et les mouches noires. Il est donc recommandé de se munir d’un chasse-moustique efficace et de vêtements antimoustiques.

Suggestions de lecture: 
  • BENNETT, John et Susan ROWLEY, rédacteurs. Uqalurait: an oral history of Nunavut, Montréal, McGill-Queen’s University Press, 2004.
  • COPLAND, A. Dudley. Coplalook. Chief Trader, Hudson’s Bay Company, 1923-39, Winnipeg, Watson et Dwyer, 1989.
  • DORAIS, Louis-Jacques. The language of the Inuit: syntax, semantics and society in the Arctic, Montréal, McGill-Queen’s University Press, 2010.
  • EBER, Dorothy Harley. When the whalers were up North, Montréal et Kingston, McGill-Queen’s University Press, 1989.
  • FOSSETT, Renee. In order to live untroubled: Inuit of the Central Arctic, 1550-1940, Winnipeg, University of Manitoba Press, 2001.
  • ISSENMAN, Betty Kobayashi. Sinews of Survival: the living legacy of Inuit clothing, Vancouver, UBC Press, 1997.
  • KALLUAK, Mark. Pelts to Stone: A History of Arts & Crafts Production in Arviat, [Ottawa], ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien, 1993.
  • MACDONALD, John. The Arctic sky: Inuit astronomy, star lore and legend, Iqaluit, Nunavut et Toronto, Institut de recherche du Nunavut et Musée royal de l'Ontario, 1998.
  • MARSH, Donald. Echoes from a Frozen Land, Edmonton, Hurtig, 1987.
  • MARSH, Winnifred Petchey. People of the Willow: the Padlimiut Tribe of the Caribou Eskimo Portrayed in Watercolours, Toronto, Oxford University Press, 1976.
  • MCGHEE, Robert. Une histoire du monde arctique – Le dernier territoire imaginaire, Fides Inc., Saint-Laurent, 2006.
  • MORRISON, David et Georges-Hébert GERMAIN. Inuit: glimpses of an Arctic past, Hull, Musée canadien des civilisations, 1995.
  • MOWAT, Farley. People of the Deer; The Desperate People (plusieurs éditions différentes disponibles).
  • PAUKTUUTIT INUIT WOMEN OF CANADA. L’art de vivre inuit  –  Guide sur la culture inuit, éd. rév.  Ottawa, Pauktuutit Inuit Women of Canada, 2006.   
  • RHOLEM, Karim. Uvattinnit : le peuple du Grand Nord, Montréal, Stanké International, 2001.