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Baker Lake

Baker Lake

Région: 
Opérations scolaires de Kivalliq (OSKiv)

Community

À propos
Histoire: 

Baker Lake est érigé sur un lieu de rassemblement estival où se pratiquait la chasse et la pêche depuis les temps préhistoriques. C’est également un point de convergence de nombreuses routes traditionnelles dans les terres et en direction de la baie d’Hudson. Seule localité située à l’intérieur des terres au Nunavut, Baker Lake est appelé Qamani’tuaq par les Inuits, ce qui signifie « important élargissement de la rivière ». C’est le capitaine Christopher de la Compagnie de la Baie d’Hudson qui a donné au hameau son nom anglais, en 1762, en l’honneur de Sir William Baker, l’un des gouverneurs de la compagnie.

Compte tenu de l’importance de l’endroit comme lieu de rassemblement, la Compagnie de la Baie d’Hudson y installa un poste de traite en 1916 et Revillon Frères en 1924. L’Église catholique et celle d’Angleterre y établirent toutes deux des missions en 1927. La Gendarmerie royale du Canada n’établit un poste qu’en 1930, bien qu’elle ait été présente dans les environs depuis plusieurs années. En 1936, la Compagnie de la Baie d’Hudson racheta Revillon Frères et consolida ses opérations en déménageant le poste de traite de l’ile Ookpiktuyuk vers la terre ferme, le site actuel de la communauté. Vers la fin des années 1940, le gouvernement fédéral y a construit une station météorologique et, dans les années 1950, un hôpital et une école régionale. Au cours de cette décennie, la pénurie de caribous dans les environs, qui est l’aliment de base pour bon nombre des camps familiaux, a conduit le gouvernement fédéral à déménager les familles vers le site du hameau existant. C’est pourquoi la communauté inuite de Baker Lake est composée d’un amalgame de différents groupes provenant de la région élargie. Le site Web du hameau offre une vue d’ensemble complète de l’histoire et de l’héritage inuit de Baker Lake.

Le site Web pour l’orientation des employés du gouvernement du Nunavut offre un excellent éventail de ressources relatives à l’histoire du Nunavut en général, en plus d’un aperçu général de la culture et de l’histoire inuites ainsi qu’une explication sur la manière dont les principes culturels inuits sont intégrés dans les opérations et les services gouvernementaux. Nous vous recommandons de consulter ce site lorsque sa restructuration sera terminée. Pour le moment, vous pouvez obtenir de l’information à l’adresse suivante : http://www.gov.nu.ca/.

Culture, langue et vie communautaire: 

Dans un élan de préservation et de promotion de la langue inuite, de l’histoire et de la culture locale, les résidents ont mis sur pied la Qatqamiut Baker Lake Historical Society, laquelle organise chaque année un camp d’été traditionnel. Une famille inuite vit au camp durant tout l’été et fait la démonstration des compétences traditionnelles aux visiteurs qui le souhaitent. Baker Lake abrite également l’Akumalik Visitors’ Centre, situé dans l’ancien poste de traite de la CBH tout près de la grève. Durant les mois d’été, le lieu sert de musée et de centre d’information pour les visiteurs. À la demande d’ainés, Baker Lake s’est également pourvue d’un centre patrimonial inuit, musée qui présente la vie traditionnelle des Inuits vivant à l’intérieur des terres. Baker Lake compte trois églises de dénomination chrétienne : anglicane, catholique et Glad Tidings. On y trouve aussi une maison Baha’ï. Pour obtenir les numéros de téléphone, veuillez consulter la liste des contacts.

Baker Lake est construite sur les terres traditionnelles des Inuits du caribou, le seul peuple inuit vivant à l’intérieur des terres au Canada. Une très longue histoire de contacts avec les Européens et les chercheurs de ressources ont contribué à la situation linguistique actuelle. Le recensement de 2011 fait état d’une plus grande diversité de langues que dans la plupart des autres communautés du Nunavut. L’inuktitut est la langue maternelle de la majorité des résidents de Baker Lake : 64 % des répondants ont indiqué avoir l’inuktitut comme langue maternelle, 35 % l’anglais et quelques personnes le français. Cependant, la majorité de la population, soit 96 %, parle l’anglais, environ 2 % sont en mesure de parler le français et 4 % ne parlent que l’inuktitut. À la maison, l’inuktitut est la langue prédominante pour 28 % de la population et 72 % préfèrent l’anglais. Il y a d’importantes variations entre les dialectes inuktituts au Nunavut. Par conséquent, si vous avez déjà parlé l’inuktitut dans une autre communauté, préparez-vous à apprendre des différences dialectales et peut-être à vous faire corriger votre usage par les résidents. La langue inuite (l’inuktitut et l’inuinnaqtun), l’anglais et le français sont les langues officielles du Nunavut. Vous avez donc le droit de demander des services gouvernementaux dans la langue officielle de votre choix.

Baker Lake fait partie de la catégorie des communautés de taille moyenne au Nunavut. Selon le recensement de 2011, le hameau est le quatrième plus populeux, comptant 1 900 personnes. Bien que jeune en vertu des normes canadiennes, c’est l’une des populations les plus âgées au Nunavut. Au cours du recensement de 2011, on a dénombré 225 enfants d’âge préscolaire et 500 d’âge scolaire, ce qui signifie que 39 % de la population a moins de 18 ans. L’âge moyen est de 22 ans et 5 % de la population a plus de 65 ans.

Économie: 

Baker Lake jouit d’une économie relativement diversifiée, y compris des emplois au sein du gouvernement et dans les services de proximité, dans l’industrie des mines, les arts et métiers d’art et le tourisme, en plus de la chasse et de la pêche de subsistance traditionnelles. Baker Lake est l’une des communautés qui bénéficient de la stimulation économique induite par la décentralisation des bureaux du gouvernement du Nunavut. Le hameau abrite les bureaux des services corporatifs de la Société d’énergie Qulliq (entreprise responsable de la production de l’électricité au Nunavut), le siège social des Services des bibliothèques publiques ainsi que des sports et loisirs du Nunavut. Les bureaux des Opérations scolaires de Kivalliq, organisme gestionnaire des écoles de la région, y sont également établis. Les ressources minérales contribuent présentement de manière importante à l’économie locale, la présence de la mine d’or Meadowbank située non loin de la communauté offrant de l’emploi aux résidents. De plus, le projet de mine d’uranium Kiggavik est en cours d’implantation.

Baker Lake est reconnu mondialement pour son artisanat. Dans les années 1950, un groupe d’artistes de l’endroit a été le pionnier de la gravure sur plaques de pierre à savon sculptées. Les tentures murales faites de laine feutrée et richement brodées, comme les œuvres de Jessie Oonark, sont très connues. Les artistes de la localité sculptent une pierre à savon de couleur noire et les couturières créent des vêtements traditionnels et contemporains uniques. Les membres du studio inuit de bijouterie et de travail du métal Saviirsgayak Society Inuit Jewellery and Metalwork produisent des bijoux raffinés. Les œuvres d’art et d’artisanat locaux sont en vente dans plusieurs commerces. Plusieurs boutiques d’art sont énumérées sur le site Web des métiers d’art de Baker Lake. Le tourisme et les industries culturelles connexes sont également importants. De nombreux visiteurs embauchent les guides et pourvoyeurs locaux pour des expéditions de chasse et de pêche.

Il y a un comptoir de la First Nations Bank à la Co-op. Des services bancaires de base sont également offerts aux magasins Northern et à la Co-op, comme la possibilité de garder un peu de liquidités dans un compte, d’encaisser des chèques, etc. Les cartes de débit (services Interac) et de crédit sont acceptées dans la plupart des commerces. Il est fortement recommandé que les nouveaux arrivants se familiarisent avec les services bancaires par Internet et les méthodes de paiement de facture en ligne, car la météo capricieuse et les perturbations dans les transports peuvent souvent retarder le service postal.

Faune: 

La région aux alentours de Baker Lake abrite de nombreuses espèces de la toundra : bœuf musqué, loup blanc, orignal, grizzli de Richardson, carcajou, faucon pèlerin et gerfaut, sans compter quelque 10 000 bernaches du Canada migrant vers les aires de mue et plus de 60 espèces d’oiseaux. Cependant, les espèces de la toundra sont davantage remarquées à cause de la grande migration des troupeaux de caribous : quelque 275 000 bêtes de la horde de Beverly traversent la rivière Thelon en larges bandes à différents endroits durant la saison de migration annuelle du troupeau. D’autre part, quelque 500 000 caribous du troupeau Qamanirjuaq migrent en traversant la région de la rivière Kazan. Les lacs contiennent de la truite et de l’ombre de l’Arctique. Plus loin vers l’Ouest, à mi-chemin entre Baker Lake et Yellowknife, la réserve faunique Thelon couvrant une étendue de 52 000 kilomètres carrés a été établie en 1927 pour protéger le bœuf musqué.

La région pullule d’insectes durant les mois d’été, plus particulièrement les moustiques et les mouches noires : le chasse-moustique et les vêtements à l’épreuve des insectes sont indispensables.

Suggestions de lecture: 
  • ART AND COLD CASH COLLECTIVE. Art and cold cash = ᓴᓇᖑᐊᒐᐃᑦ ᐱᖑᐊᒐᐃᑦ ᑮᓇᐅᔭᓪᓗᕖᓪᓗ, Toronto, XYZ Books, 2009.
  • BENNETT, John et Susan ROWLEY, rédacteurs. Uqalurait: an oral history of Nunavut, Montréal et Kingston, McGill-Queen’s University Press, 2004.
  • DORAIS, Louis-Jacques. The language of the Inuit: syntax, semantics and society in the Arctic, Montréal et Kingston, McGill-Queen’s University Press, 2010.
  • EBER, Dorothy Harley. When the whalers were up North. Montréal et Kingston, McGill-Queen’s University Press, 1989.
  • FOSSETT, Renee. In order to live untroubled: Inuit of the Central Arctic, 1550-1940, Winnipeg, University of Manitoba Press, 2001.
  • ISSENMAN, Betty Kobayashi. Sinews of Survival: the living legacy of Inuit clothing, Vancouver, UBC Press, 1997.
  • MACDONALD, John. The Arctic sky: Inuit astronomy, star lore and legend, Iqaluit et Toronto, Institut de recherche du Nunavut et Musée royal de l'Ontario, 1998.
  • MCGHEE, Robert. Une histoire du monde arctique – Le dernier territoire imaginaire, Fides Inc., Saint-Laurent, 2006.
  • MORRISON, David et Georges-Hébert GERMAIN. Inuit: glimpses of an Arctic past, Hull, Musée canadien des civilisations, 1995.
  • PAUKTUUTIT INUIT WOMEN OF CANADA. L’art de vivre inuit  –  Guide sur la culture inuit, éd. rév. Ottawa, Pauktuutit Inuit Women of Canada, 2006. 
  • TOOKOOME, Simon, avec Sheldon OBERMAN. The shaman’s nephew: a life in the far north, Toronto, Stoddart Kids, 1999.
  • TULURIALIK, Ruth Annaqtuusi et David F. PELLY. Qikaaluktut: images of Inuit life, Toronto, Oxford University Press, 1988.