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Cape Dorset

Cape Dorset

Région: 
Opérations scolaires de Qikiqtani (OSQ)

Community

À propos
Histoire: 

En langue inuite, Kinngait signifie « montagnes ». C’est un lieu qu’occupent les Inuit au moins depuis l’époque culturelle Dorset. Cette période porte ce nom en raison des premières fouilles archéologiques ayant eu lieu dans les environs du lieu actuel de Cape Dorset. Certains des artéfacts découverts datent de 3 500 ans. L’histoire orale perpétuée dans la communauté veut que les Inuit d’aujourd’hui soient des descendants des gens de Thulé, qui ont habité la région après les peuples Dorset. Les premiers contacts avec les Européens pourraient avoir eu lieu dès l’an 1 000 après Jésus-Christ, car des indices archéologiques récents obtenus sur la côte, entre Cape Dorset et Kimmirut, montrent que les Vikings ont vraisemblablement visité la région vers cette époque. En anglais, le nom officiel de la localité est attribué à Luke Foxe, un explorateur ayant voyagé dans la région, en 1631, à la recherche du passage du Nord-Ouest. L’on pense qu’il aurait nommé le lieu en l’honneur de l’un des bailleurs de fonds de son expédition, le Compte de Dorset. Au XIXe siècle et au début du XXe siècle, la localité se situant le long du détroit d’Hudson reçoit régulièrement la visite de chasseurs de baleine.

La Compagnie de la Baie d'Hudson (HBC) y établit un poste de traite en 1913. Des missions catholiques et anglicanes sont présentes dans la région. En 1960, la plupart des résidents fréquentant plutôt l’église anglicane, la mission catholique, établie en 1938, ferme ses portes. En 1959, la West Baffin Eskimo Co-operative est établie; cet évènement relève d’une grande importance pour Cape Dorset. Cet établissement a contribué à attirer l’attention du monde entier sur l’art inuit.

Sur son site internet, destiné à l’orientation des employés, le gouvernement du Nunavut (GN) offre un excellent ensemble de documents portant sur l’histoire générale du Nunavut, un aperçu de la culture et de l’histoire des Inuit ainsi qu’une explication de l’intégration des principes culturels inuits dans les opérations et les services gouvernementaux. Nous vous recommandons de consulter ce site lorsque sa restructuration sera terminée.  Pour le moment, vous pourrez peut-être obtenir de l’information à l’adresse suivante : http://www.gov.nu.ca/.

Culture, langue et vie communautaire: 

En raison de leur acclimatation aux explorateurs, négociants en fourrures et chasseurs de baleine européens, de même que de l’attention internationale dont ont fait l’objet les artistes locaux, suite à l’établissement de la West Baffin Eskimo Co-operative, les Inuit de Cape Dorset ont adopté une approche pragmatique de l’intégration des cultures inuite et occidentale. La langue inuite et leurs liens à la terre demeurent prégnants. De plus, la promotion de la culture inuite, par l’entremise d’œuvres d’art internationalement renommées, a permis l’émergence d’une économie monétaire plus forte que dans maintes communautés plus petites ou isolées. La communauté tient régulièrement des festivals ainsi que diverses fêtes communautaires. Cape Dorset compte aussi une église anglicane, une église pentecôtiste et une maison Bahá'íe.

L’inuktitut est la langue prédominante à Cape Dorset. C’est la langue d’usage, celle que vous entendrez dans la rue. Selon le recensement de 2011, 90 % des résidents de Cape Dorset affirment que l’inuktitut est leur langue maternelle et 85 % des résidents le parlent à la maison. L’anglais est la langue maternelle de 9 % de la population, et seulement quelques personnes parlent le français ainsi que d’autres langues. De plus, près de 20 % des membres de la population qui parlent l’inuktitut ne parlent ni l’anglais ni le français. Par conséquent, il arrive que les visiteurs et les nouveaux arrivants doivent demander à quelqu’un qui parle l’anglais de leur faire office d’interprète. On peut ainsi s’attendre à ce que la plupart des réunions ou évènements publics se déroulent aussi bien en inuktitut qu’en anglais. Toutefois, parce qu’une personne qui parle l’anglais est présente, on ne doit pas s’attendre à ce que les conversations en inuktitut soient automatiquement traduites. Il y a d’importantes variations entre les dialectes inuktituts, et ce, à l’échelle du Nunavut. Par conséquent, si vous avez déjà parlé l’inuktitut dans une autre communauté, préparez-vous à apprendre les différences dialectales. Aussi, ne soyez pas surpris si les résidents locaux corrigent votre usage de cette langue. Enfin, la langue inuite (l’inuktitut et l’inuinnaqtun), l’anglais et le français sont les langues officielles du Nunavut. Vous avez donc le droit de demander des services gouvernementaux dans la langue officielle de votre choix.

En fonction des normes du Nunavut, Cape Dorset est une communauté de taille moyenne, dont l’indice démographique se classe au 10e rang. Selon le Recensement de 2011, Cape Dorset compte 170 enfants d’âge préscolaire et 360 enfants d’âge scolaire. Les personnes de moins de 18 ans représentent ainsi 39 % de la population. Les ainés de plus de 65 ans représentent 4 % de la population et personne n’a plus de 85 ans.

Économie: 

Bien que certaines communautés puissent être en désaccord, Cape Dorset se proclame la « capitale de l’art inuit » (http://www.capedorset.ca/en/index.asp). La gravure et les arts graphiques sont les principaux soutiens de son économie; près de 22 % des effectifs locaux travaillent dans le domaine de la production d’arts visuels. La Kinngait Co-op – encore appellée la West Baffin Eskimo Co-operative dans le milieu des arts – est le pivot de cette communauté artistique qui, depuis l’arrivée de James Houston en 1953, a acquis une renommée mondiale grâce à ses efforts pour encourager les artistes locaux. De plus,  tel que plusieurs communautés nunavoises, la localité de Cape Dorset tire partie des opportunités liées à la présence des bureaux décentralisés des ministères du gouvernement. Ainsi, elle bénéficie des emplois créés par les programmes de transport du ministère du Développement économique et des Transports, les activités de développement communautaire de la Société d’habitation du Nunavut ainsi que d’un certain nombre de postes créés par les Services communautaires et gouvernementaux.

À Cape Dorset, outre l’art, l’artisanat et une économie basée sur des salaires compétitifs –  dans les secteurs gouvernementaux et des services locaux –  plusieurs continuent à s’adonner aux activités traditionnelles de la chasse et de la pêche. Le tourisme a également son importance. Situé à proximité du hameau, le Parc territorial Mallikjuak offre moult occasions de découverte aux pourvoyeurs et guides de la localité.

Comme c’est le cas dans de nombreuses communautés du Nunavut, il n’y a pas de succursales bancaires à Cape Dorset. Aussi, il arrive souvent que les sommes disponibles en espèces soient très limitées. Le Northern Store et la Co-op offrent des services bancaires de base, tel que la possibilité d’avoir un petit compte en magasin, d’encaisser des chèques, etc. La Co-op comprend un guichet automatique, mais les sommes disponibles sont restreintes. Les cartes Interac et les cartes de crédit sont acceptées dans la plupart des détaillants. Compte tenu des fréquents retards du service postal en raison des intempéries climatiques nuisant aux transports, nous recommandons vivement aux nouveaux arrivants d’opter pour les services bancaires en ligne et d’y effectuer le paiement de leurs factures.

Faune: 

Dans la région de Cape Dorset, le milieu biologique marin est très riche. On y trouve des poissons et des fruits de mer comme l’omble chevalier, les palourdes et les crevettes nordiques. De plus, il y vit une abondance de mammifères marins, tel que le béluga, la baleine noire, l’épaulard, le phoque commun, le phoque du Groenland, le phoque barbu et le morse. Au nombre des mammifères terrestres et des oiseaux, on compte des caribous, des ours polaires, des renards, des loups, des lièvres arctiques, des oies, des canards et des lagopèdes.

Suggestions de lecture: 
  • BENNETT, John et Susan ROWLEY [dir.], Uqalurait: an oral history of Nunavut, McGill-Queen’s University Press, Montréal & Kingston, 2004.
  • DALTON, Anthony, Arctic naturalist: the life of J. Dewey Soper, Dundurn Press, Toronto, 2010.
  • DORAIS, Louis-Jacques, The language of the Inuit: syntax, semantics and society in the Arctic, McGill-Queen’s University Press, Montréal & Kingston, 2010.
  • EBER, Dorothy Harley, When the whalers were up North, McGill-Queen’s University Press, Montréal & Kingston, 1989.
  • HOUSTON, James, Confessions of an igloo dweller, McClelland and Stewart, Toronto, 1995.
  • ISSEMAN, Betty Kobayashi, Sinews of Survival: the living legacy of Inuit clothing, UBC Press, Vancouver, 1997.
  • MACDONALD, John, The Arctic sky: Inuit astronomy, star lore and legend, Institut de recherche du Nunavut et Musée royal de l'Ontario, 1998.
  • MCGHEE, Robert, Une histoire du monde arctique – Le dernier territoire imaginaire, Fides Inc., Toronto, 2006.
  • MORRISON, David et Georges-Hébert GERMAIN, Inuit: glimpses of an Arctic past, Musée canadien des civilisations, Hull, 1995.
  • NORTON, Derek et Nigel READING, Cape Dorset sculpture, Douglas & MacIntyre, Vancouver, 2005.
  • PAUKTUUTIT INUIT WOMEN OF CANADA.  L’art de vivre inuit  –  Guide sur la culture inuit [éd. rév.], Pauktuutit Inuit Women of Canada, Ottawa, 2006.  
  • PITSEOLAK, Peter et Dorothy HARLEY EBER, People from our side: a life story with photographs and oral biography, McGill-Queen’s University Press, Montréal & Kingston, 1993.
  • RYAN, Leslie Boyd [dir.], Cape Dorset prints: celebrating 50: 1959-2009. West Baffin Eskimo Co-operative, Canada, 2009.
  • WALK, Ansgar, Kenojuak: the life story of an Inuit artist, Penumbra Press, Manotick, 1999.

 

Références

Les références des sites Web ont été mises à jour en juillet 2013.

  • Nunavut Liquor Act Review: a Summary of the Act, 2010.
  • Nunavut Handbook, 2004.
  • Annuaire téléphonique de NorthwesTel, mars 2012-février 2013.

STATISTIQUE CANADA 2012, Recensement de 2011 (produit nº 98-316-XWF au catalogue de Statistique Canada), Cape Dorset, Nunavut (Code 6204007) et Nunavut (Code 62) (tableau) dans  « Profil du recensement », http://www12.statcan.gc.ca/census-recensement/2011/dp-pd/prof/details/page.cfm?Lang=F&Geo1=CSD&Code1=6204007&Geo2=PR&Code2=62&Data=Count&SearchText=Cape%20Dorset&SearchType=Begins&SearchPR=01&B1=All&Custom=&TABID=1 [Site consulté le 16 janvier 2013].