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Chesterfield Inlet

Chesterfield Inlet

Région: 
Opérations scolaires de Kivalliq (OSKiv)

Community

À propos
Histoire: 

Chesterfield Inlet est l’une des plus anciennes localités du Nunavut : elle a célébré son 100e anniversaire en 2011-2012. Chester, comme l’on se plait à l’appeler, est depuis toujours un lieu de rassemblement pour les Inuits. Il s’agit d’un relai que les Inuits traversent pour se rendre dans les terres, à destination de Baker Lake et plus loin, ou pour voyager le long de la côte. Le nom inuktitut de la communauté, Igluligaarjuk, signifie « endroit comptant peu d’iglous ». Au XVIIIe siècle, des explorateurs à la recherche du passage du Nord-Ouest ont « découvert » Chester. Le nom anglais de la communauté est adopté en 1749, en l’honneur du 4e compte de Chesterfield, alors Secrétaire d’État britannique. Au cours du XIXe siècle, Chesterfield Inlet était un centre florissant spécialisé dans la chasse à la baleine. De nombreux Inuits de la communauté sont d’ailleurs employés dans diverses expéditions de chasse à la baleine se déroulant dans la région. Un grand nombre d’expéditions passent l’hiver à Chesterfield Inlet afin d'amorcer la saison plus tôt, c’est-à-dire avant que la glace sur la baie d’Hudson ne fonde.

En 1911, la Compagnie de la Baie d'Hudson (HBC) établit un poste de traite et une base d’approvisionnement pour le réapprovisionnement des autres postes de la région. À l’instar de la HBC, la GRC établit aussi d’importantes casernes dans la région tandis que l’Église catholique y établit une grande mission, un pensionnat (désormais fermé) de même qu’un hôpital que dirigent les Sœurs Grises. De nos jours, l’hôpital est devenu un foyer d’accueil, le Naja Isabelle Home, qui accueille principalement des enfants ayant des besoins particuliers ainsi que des ainés. Chesterfield Inlet a continué d’être un centre d’approvisionnement jusque dans les années 1950. La communauté, qui est désormais l’une des plus petites du Nunavut, a obtenu le statut de hameau en 1980. Sur son site Internet, le hameau offre un vaste éventail de ressources historiques disponibles sous la forme d’images et d’écrits.

Le site Web pour l’orientation des employés du gouvernement du Nunavut (GN) offre un excellent éventail de ressources relatives à l’histoire du Nunavut en général, en plus d’un aperçu général de la culture et de l’histoire inuites ainsi qu’une explication sur la manière dont les principes culturels inuits sont intégrés dans les opérations et les services gouvernementaux. Nous vous recommandons de consulter ce site lorsque sa restructuration sera terminée. Pour le moment, vous pouvez obtenir de l’information à sur le site Web général du GN

Culture, langue et vie communautaire: 

Chesterfield Inlet est une communauté traditionnelle où la chasse et la pêche occupent une place importante dans la vie quotidienne. Le fait qu’un grand nombre de femmes de la localité confectionnent des parkas artisanales, des bottes traditionnelles en peau de phoque et des mitaines de fourrure cousues à la main pour fournir des vêtements chauds à leur famille illustre bien la vivacité de la culture. La langue inuktitute est largement parlée dans la communauté. En fait, 85 % de la population considère l’inuktitut comme sa langue maternelle bien que 97 % parlent anglais. L’anglais surpasse de peu l’inuktitut en tant que langue d’usage majoritaire à la maison, mais 90 % de la population utilise régulièrement l’inuktitut au foyer. Une poignée d’individus parlent également le français dans la communauté.

Depuis que les Pères Turquetil et Leblanc ont établi la mission catholique en 1912, l’influence de l’Église catholique romaine est très forte à Chesterfield Inlet. Cette mission est devenue le principal centre d’activités missionnaires catholiques sur la côte de la baie d’Hudson. Aussi, pratiquement tous les membres de la communauté sont devenus catholiques. Notre Dame de la Delivrande est actuellement la seule église de Chesterfield Inlet.

La population de Chesterfield Inlet est l’une des plus jeunes du Nunavut. Selon le recensement de 2011, la communauté compte 35 enfants d’âge préscolaire et 95 enfants d’âge scolaire. Par conséquent, 42 % de la population a moins de 18 ans. Comparativement à la plupart des communautés du Nunavut, celle de Chesterfield Inlet compte une plus grande proportion d’adultes (6 %) âgés de plus de 65 ans. Cela pourrait être lié à l’existence du foyer pour ainés qui se situe dans la localité. Cependant, il n’y a pas d’habitant âgé de plus de 80 ans à Chesterfield Inlet.

Économie: 

L’économie de Chesterfield Inlet, qui est essentiellement locale, s’articule surtout autour de l’approvisionnement en biens et services des résidents locaux. Bien des gens pratiquent encore la chasse de subsistance. Il y a une pêcherie commerciale d’omble chevalier et l’usine de transformation Iqalukpik. La pêche commerciale a lieu de juin à septembre et est administrée par l’organisation locale Aqigiq Hunters and Trappers Organization. On ne retrouve pas de bureaux décentralisés du gouvernement à Chesterfield Inlet, tandis qu’ils constituent une part importante de l’économie de nombreuses communautés du Nunavut. Toutefois, le hameau compte un bureau de développement économique qui travaille activement à élaborer des plans pour soutenir l’économie locale de la chasse et la pêche, à détecter de nouvelles possibilités de développement économique, à favoriser le tourisme et à protéger les ressources historiques ainsi que les connaissances traditionnelles considérables de Chester. Il est possible d’obtenir de plus amples renseignements sur le site Internet du hameau.

Comme c’est le cas dans de nombreuses communautés du Nunavut, il n’y a pas de succursales bancaires à Chesterfield Inlet et il arrive souvent que la quantité d’argent liquide disponible soit très limitée. Le Northern Store et la Co-op Pitsiulak offrent des services bancaires de base, comme la possibilité d’avoir un compte au magasin, d’encaisser des chèques, etc. Le Northern Store compte un guichet automatique, mais les sommes disponibles sont limitées. Il est fortement recommandé que les nouveaux arrivants se familiarisent avec les services bancaires par Internet et les méthodes de paiement de factures en ligne, car la météo capricieuse et les perturbations dans les transports peuvent souvent retarder le service postal.

Faune: 

Dépendamment de leur route migratoire annuelle, on peut fréquemment observer le passage des caribous à environ une heure de la ville. Dans les lacs environnants, les gens s’adonnent à la pêche de l’omble chevalier et de la truite de lac. Au printemps, à une demi-heure de Chester, on observe des phoques annelés, des phoques barbus et des phoques du Groenland sur les bords de la banquise. Octobre et novembre sont les mois de migration des nombreux ours polaires qui errent dans la région et apparaissent parfois de façon importune dans la communauté! Le site internet du hameau comprend une excellente page d’information sur la flore et la faune locales.

Suggestions de lecture: 
  • BENNETT, John et Susan ROWLEY, rédacteurs. Uqalurait: an oral history of Nunavut, McGill-Queens University Press, Montréal et Kingston, 2004.
  • COPLAND, A. Dudley. Coplalook: Chief Trader, Hudson’s Bay Company, Watson & Dwyer, Winnipeg, 1989, 1923-39.
  • DEWAR, Miriam, rédactrice. The Nunavut handbook: travelling in Canada’s Arctic, Ayaya Marketing et Communications, Iqaluit, 2004.
  • DORAIS, Louis-Jacques. The language of the Inuit: syntax, semantics and society in the Arctic, McGill-Queens University Press, Montréal, 2010.
  • EBER, Dorothy Harley. When the whalers were up North, McGill-Queen’s University Press, Montréal et Kingston, 1989.
  • FOSSETT, Renee. In order to live untroubled: Inuit of the Central Arctic, 1550-1940, University of Manitoba Press, Winnipeg, 2001.
  • ISSEMAN, Betty Kobayashi. Sinews of Survival: the living legacy of Inuit clothing, UBC Press, Vancouver, 1997.
  • MACDONALD, John. The Arctic sky: Inuit astronomy, star lore and legend, Institut de recherche du Nunavut et Musée royal de l'Ontario, Iqaluit et Toronto, 1998.
  • MCGHEE, Robert, Une histoire du monde arctique – Le dernier territoire imaginaire, Fides Inc., Saint-Laurent, 2006.
  • MORRISON, David et Georges-Hébert GERMAIN, Inuit: glimpses of an Arctic past, Musée canadien des civilisations, Hull, 1995.
  • PAUKTUUTIT INUIT WOMEN OF CANADA, L’art de vivre inuit  –  Guide sur la culture inuit,  éd. rév., Pauktuutit Inuit Women of Canada, Ottawa, 2006.