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Clyde River

Clyde River

Région: 
Opérations scolaires de Qikiqtani (OSQ)

Community

À propos
Histoire: 

Tout comme bien d’autres endroits sur l’ile de Baffin, la région autour de Clyde River a toujours été habitée par des Inuit qui y montaient des camps de saison en saison pour tirer profit des ressources naturelles et fauniques qui se présentaient à eux. Le nom inuktitut de Clyde River est Kangiqtugaapik qui signifie « sympathique petite anse ». Même avant l’arrivée des baleiniers dans les années 1800, les Inuit chassaient la baleine boréale qui migrait dans la région. En mémoire de l’importance de la chasse à la baleine dans la région, la baie Isabella, située non loin de la communauté, fut choisie en 2010 comme premier sanctuaire de baleines boréales du Canada.

 

Les documents historiques révèlent que les premiers contacts avec les Européens ont été ceux avec les Vikings aux environs de 1 000 apr. J.-C. Le prochain contact officiel fut établi en 1616 lorsque Robert Bylot et William Baffin ont exploré et cartographié la région. La communauté doit son nom anglais à John Ross qui l’a ainsi nommée en 1818. L’abondance des baleines dans la région a attiré les baleiniers écossais et américains en 1820 et la chasse s’est poursuivie jusqu’au début des années 1900 alors que le nombre de baleines a commencé à décroitre. En 1924, la Compagnie de la Baie d’Hudson (CBH) y établit un poste de traite vers lequel convergeaient les Inuit provenant de différents camps de la région. Durant les années 1940, la Garde côtière américaine construisit une station météorologique à cap Christian, non loin de la communauté actuelle. Elle fut suivie de la construction d’une école fédérale en 1960. La communauté de Clyde River fut déplacée de l’autre côté de la baie Patricia vers son lieu actuel entre 1967 et 1970 pour faciliter la construction des infrastructures, comme l’approvisionnement en eau, une piste d’atterrissage et un espace suffisant pour permettre la croissance de la communauté.

 

Le site Web pour l’orientation des employés du gouvernement du Nunavut offre un excellent éventail de ressources relatives à l’histoire du Nunavut en général, en plus d’un aperçu général de la culture et de l’histoire inuites ainsi qu’une explication de l’intégration des principes culturels inuits dans les opérations et les services gouvernementaux. Nous vous recommandons de consulter ce site lorsque sa restructuration sera terminée.  Pour le moment, vous pourrez sans doute obtenir de l’information à l’adresse suivante : http://www.gov.nu.ca/.

Culture, langue et vie communautaire: 

La culture traditionnelle inuite est très chère au cœur des résidents de Clyde River et la chasse fait toujours partie intégrante de la vie quotidienne. Le Centre d’apprentissage culturel inuit Piqqusilirivik (www.piqqu.ca), un projet du ministère de la Culture et du Patrimoine, aujourd’hui administré par le Collège de l’Arctique du Nunavut, y a été établi. De plus, Clyde River accueille la société Ilisaqsivik (http://ilisaqsivik.ca/), une organisation à but non lucratif, ancrée dans la communauté et vouée à la promotion du bienêtre communautaire. La société offre un large éventail de services allant des programmes de santé mentale et de bienêtre à d’autres visant à soutenir la bibliothèque communautaire et l’accès du public à Internet. Elle offre aussi des programmes pour les jeunes et les ainés, comme des programmes dans les terres, pour aider à enseigner et à maintenir les habiletés inuites traditionnelles, et aussi des ateliers sur le film et les médias. Ilisaqsivik a mis sur pied le centre sur la recherche et le patrimoine culturel (http://ittaq.ca/). Enfin, Clyde River possède une église anglicane.

 

Clyde River est une communauté qui parle inuktitut. Lors du recensement de 2011, 96 % de la population a déclaré utiliser principalement l’inuktitut, leur langue maternelle, à la maison. Environ 20 % des résidents de Clyde River ne parlent ni l’anglais ni le français, ce qui signifie qu’un nouvel arrivant devra, à l’occasion, trouver quelqu’un qui pourra interpréter pour lui. Seulement 16 % de la population dit parler régulièrement l’anglais à la maison comme langue seconde et quelques personnes seulement parlent le français. Par contre, 80 % de la population a déclaré pouvoir parler l’anglais. Vous pouvez vous attendre à ce que la plupart des évènements publics se déroulent à la fois en anglais et en inuktitut, mais non à ce que les conversations en inuktitut soient automatiquement traduites seulement à cause de la présence d’un seul anglophone. Les dialectes inuktituts varient grandement au Nunavut. Donc, si vous avez parlé en inuktitut dans une autre communauté, soyez prêt à apprendre des différences dialectales et à accepter que les résidents corrigent vos expressions. La langue inuite (inuktitut et inuinnaqtun), l’anglais et le français sont tous des langues officielles du Nunavut, vous avez donc le droit de demander des services gouvernementaux dans la langue officielle de votre choix.

 

Clyde River est une communauté très jeune. Selon le recensement de 2011, on y comptait 125 enfants d’âge préscolaire et 290 d’âge scolaire, ce qui signifie que 44 % de la population a moins de 18 ans. On y trouve moins d’ainés que dans la plupart des autres communautés avec seulement 2 % des résidents âgés de plus de 65 ans. La plupart des ainés vivant à Clyde River participent activement aux programmes soutenus par la société Ilisaqsivik, assurant ainsi la transmission des valeurs et du savoir traditionnels inuits aux générations plus jeunes et contribuant à la préservation des histoires familiales.

Économie: 

Clyde River est une communauté où l’économie locale est surtout concentrée sur l'approvisionnement de biens et services aux citoyens locaux. Plusieurs personnes pratiquent la chasse de subsistance. Bien que Clyde River n’abrite pas de bureaux décentralisés du gouvernement qui contribuent en grande partie à l’économie d’autres communautés du Nunavut, de grands efforts sont présentement déployés pour développer le potentiel touristique du hameau qui peut compter sur une ressource faunique abondante, des paysages spectaculaires et le sanctuaire des baleines boréales situé tout près. Les touristes friands d’aventure viennent à Clyde River pour l’escalade, plus particulièrement dans le fiord San Ford reconnu mondialement pour les parois de ses falaises vertigineuses. Les pourvoyeurs de tourisme amèneront également les visiteurs en bateau jusqu’à la limite de la banquise au printemps ou vers le sanctuaire des baleines boréales durant les mois où les eaux de la mer sont libres de glace.

 

Comme dans plusieurs communautés du Nunavut, il n’y a pas de succursale bancaire à Clyde River et les liquidités peuvent parfois être très limitées. Le magasin Northern et la Coopérative offrent des services bancaires de base pouvant inclure la possibilité de garder un peu de liquidités dans un compte, d’encaisser des chèques, etc. Un comptoir Interac est installé au magasin Northern, mais les liquidités sont limitées. Il est fortement recommandé aux nouveaux arrivants d’adopter les services bancaires et les méthodes de paiement de factures en ligne, en raison des retards fréquents des services postaux causés par les mauvaises conditions météorologiques.

Faune: 

Située sur les rives du détroit de Davis, la faune marine est abondante aux environs de la communauté et les ours polaires, les phoques et les baleines y sont chassés régulièrement. L’omble chevalier et le petit gibier abondent également aux alentours, incluant le lagopède, le renard arctique, le lièvre, en plus des canards et des oies en saison. Si vous voyagez vers l’intérieur des terres, vous trouverez du caribou et les oiseaux s’installent dans plusieurs endroits durant l’été, faisant souvent leur nid sur les falaises.

 

Le sanctuaire des baleines boréales, créé en 2010 dans la baie Isabelle, est appelé la Réserve nationale de faune (RNF) Ninginganiq (http://www.ec.gc.ca/ap-pa/default.asp?lang=Fr&n=2A61DE20-1). La plus grande au Canada, elle occupe plus de 336 000 hectares. Située à 120 kilomètres au sud de Clyde River, sur la côte nord-est de l’ile de Baffin au Nunavut, cette RNF comprend le littoral et les iles de la baie Isabella ainsi que la zone océanique adjacente, qui s’étend jusqu’à 12 milles nautiques du rivage. Le terme inuktitut « Ninginganiq » peut se traduire par « lieu où règne le brouillard ». Ce premier refuge mondial de la baleine boréale est le résultat d’un effort de collaboration entre les Inuit de la région du Nunavut et le gouvernement du Canada en vertu de l’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut.

Suggestions de lecture: 
  • BENNETT, John et Susan ROWLEY, rédacteurs. Uqalurait: an oral history of Nunavut. Montréal et Kingston, McGill-Queen’s University Press, 2004.
  • DORAIS, Louis-Jacques. The language of the Inuit: syntax, semantics and society in the Arctic. Montréal et Kingston, McGill-Queen’s University Press, 2010.
  • EBER, Dorothy Harley. When the whalers were up North. Montréal et Kingston, McGill-Queen’s University Press, 1989.
  • ISSENMAN, Betty Kobayashi. Sinews of Survival: the living legacy of Inuit clothing. Vancouver, UBC Press, 1997.
  • MACDONALD, John. The Arctic sky: Inuit astronomy, star lore and legend. Iqaluit et Toronto, Institut de recherche du Nunavut et Musée royal de l'Ontario, 1998.
  • MCGHEE, Robert. The last imaginary place: a human history of the Arctic world. Toronto, Key Porter Books, Musée canadien des civilisations, 2004.
  • MORRISON, David et Georges-Hébert GERMAIN. Inuit: glimpses of an Arctic past. Hull, Musée canadien des civilisations, 1995.
  • PAUKTUUTIT INUIT WOMEN OF CANADA. L’art de vivre inuit  –  Guide sur la culture inuit, éd. rév. Ottawa, Pauktuutit Inuit Women of Canada, 2006. 

 

Références

Les références aux sites Web datent de juillet 2013.

  • Révision de la Loi sur les boissons alcoolisées au Nunavut : un résumé de la Loi, 2010
  • Nunavut Handbook (Guide sur le Nunavut), 2004
  • Annuaire téléphonique de NorthwesTel, mars 2012 - février 2013
  • Statistiques Canada. 2012. Clyde River, Nunavut (Code 6204015) et Nunavut (code 62) (tableau). Profil de recensement. Recensement 2011. Statistiques Canada, Catalogue No 98-316-XWE. Ottawa. Publié le 24 octobre 2012. [Consulté le 17 janvier 2013.]