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Kimmirut

Kimmirut

Région: 
Opérations scolaires de Qikiqtani (OSQ)

Community

À propos
Histoire: 

La région entourant Kimmirut (qu’on appelait anciennement Lake Harbour) recèle de nombreux indices d’occupation allant des époques pré-dorsétienne, dorsétienne et thuléenne. Compte tenu de la situation géographique de cette localité sur le détroit d’Hudson, qui conduit à la baie d’Hudson, la première prise de contact des résidents avec les Européens a eu lieu au XVIIe siècle, lorsque des explorateurs ont traversé la région, et lorsque la Compagnie de la Baie d’Hudson (HBC) a commencé ses toutes premières activités dans la baie qui porte son nom. Étant donné la position stratégique de la communauté, les contacts avec les Européens et les Américains ont évolué pendant la période de la chasse à la baleine, au XIXe siècle. L’église anglicane s’est établie en 1909, suivie du poste de la HBC, en 1911. Pendant des années, Lake Harbour fait office de centre administratif principal pour les missionnaires et le personnel de la HBC en route vers d’autres localités sur l’ile de Baffin. Le biologiste canadien Dewey Soper, qui était également artiste et explorateur de l’Arctique, a vécu dans la communauté où il a fait des études biologiques pendant les années 30. La maison qu’il a habitée existe toujours, et une rivière et un lac ont été nommés en son honneur. En janvier 1996, la communauté a repris son nom original en inuktituk, Kimmirut, qui signifie « talon » en inuktitut, en référence à la forme particulière d’un affleurement rocheux près du port.

 

Sur son site internet, destiné à l’orientation des employés, le gouvernement du Nunavut (GN) offre un excellent ensemble de documents portant sur l’histoire générale du Nunavut, un aperçu de la culture et de l’histoire des Inuit ainsi qu’une explication de l’intégration des principes culturels inuits dans les opérations et les services gouvernementaux. Nous vous recommandons de consulter ce site lorsque sa restructuration sera terminée.  Pour le moment, vous pourrez sans doute obtenir de l’information à l’adresse suivante : http://www.gov.nu.ca/.

 

Culture, langue et vie communautaire: 

Kimmirut est une petite localité qui a gardé sa culture traditionnelle et est reconnue pour être accueillante et chaleureuse. La communauté est située dans une vallée dotée d’une végétation luxuriante qui attire la faune locale. Bon nombre de résidents font  de la récolte de subsistance, ainsi que des activités traditionnelles d’arts et d’artisanats. On trouve encore dans la localité des bâtiments témoignant de l’époque ancienne de Kimmirut, y compris le premier poste de la GRC (1915), les édifices de la HBC et la maison de Dewey Soper, qui peuvent faire l’objet d’une intéressante visite à pied de la communauté. La seule église de Kimmirut, l’église anglicane St. Paul’s, date de 1909. L’église, jadis au cœur  des activités de la mission anglicane dans le Sud de l’ile de Baffin, est encore utilisée aujourd’hui.

 

Kimmirut compte au nombre des communautés de l’ile de Baffin où l’on parle l’inuktitut. Selon le recensement de 2011, 91 % des membres de la population affirment que l’inuktitut est leur langue maternelle, et 89 % s’en servent comme  langue première à la maison. La proportion de la population qui ne parlent ni l’anglais, ni le français est de 16 %. Cela signifie que les nouveaux arrivants et les visiteurs peuvent parfois avoir besoin de trouver quelqu’un qui parle l’anglais pour faire office d’interprète. Néanmoins, 83 % des membres de la communauté parlent l’anglais et 77 % utilisent l’anglais à la maison comme première ou deuxième langue. On peut s’attendre à ce que la plupart des réunions ou évènements publics se déroulent en inuktitut et en anglais, mais il ne faut pas s’attendre à ce que les conversations générales en inuktitut soient automatiquement traduites parce qu’une personne qui parle l’anglais est présente. Les  dialectes inuktituts varient grandement dans tout le Nunavut. Par conséquent, si vous avez déjà parlé l’inuktitut dans une autre communauté, préparez-vous à apprendre des différences dialectales. Préparez-vous aussi à ce que des résidents locaux corrigent votre usage. La langue inuite (l’inuktitut et l’inuinnaqtun), l’anglais et le français sont  les langues officielles du Nunavut. Vous avez donc le droit de demander des services gouvernementaux dans la langue officielle de votre choix.

 

La population de Kimmirut est jeune, comme dans bon nombre d’autres petites communautés du Nunavut. Selon le recensement de 2011, la localité réunissait 55 enfants d’âge préscolaire et 125 enfants d’âge scolaire, pour une proportion de 40 % de la population ayant moins de 18 ans. L’âge médian de la population s’établit à 23,4 ans. La proportion de personnes ayant plus de 65 ans (6 %) est plus élevée à Kimmirut que dans la plupart des communautés du Nunavut.

Économie: 

Kimmirut comprend un secteur local d’arts et d’artisanats qui est vigoureux. La pierre de savon de Kimmirut, d’une couleur vert pomme distinctive, constitue une ressource précieuse pour les sculpteurs locaux de renommée mondiale. Dans la région, il y a aussi des activités d’exploitation minière qui ciblent particulièrement des pierres précieuses et semi-précieuses qu’on a trouvé dans les environs comme le saphir, le spinelle, la scapolite, la tourmaline, l’iolite, l’apatite, le zircon, la pierre de lune, le grenat et le lapis lazuli. Récemment, des artisans locaux ont entrepris de fabriquer des bijoux en utilisant plus particulièrement des pierres semi-précieuses. Dans la communauté, il y a aussi une tradition de gravure et de sculpture sur l’ivoire de morse qui remonte sans doute à l’influence des chasseurs de baleine dans la région. En plus de ces activités et de l’économie salariale axée sur la prestation de services, les résidents locaux pratiquent la chasse et la pêche de subsistance. Bien que Kimmirut ne compte pas de bureau décentralisé du gouvernement du Nunavut, son économie tire parti du Parc territorial Katannalik et de la rivière patrimoniale Soper, deux destinations touristiques populaires pendant la saison estivale.

                 

Comme c’est le cas dans la plupart des communautés du Nunavut, il n’y a pas de succursales bancaires à Kimmirut et il arrive souvent que les sommes disponibles en espèces soient très limitées. Le Northern Store et la Co-op offrent des services bancaires de base, par exemple la possibilité d’avoir un petit compte au magasin, d’encaisser des chèques, etc. Les cartes Interac et les cartes de crédit sont acceptées dans la plupart des détaillants. Compte tenu des fréquents retards du service postal en raison des intempéries climatiques nuisant aux transports, nous recommandons vivement aux nouveaux arrivants d’opter pour les services bancaires en ligne et d’y effectuer le paiement de leurs factures.

Faune: 

L’emplacement de Kimmirut permet d’avoir un bon accès autant à la faune marine que terrestre. On peut trouver des phoques, des bélugas, des morses, des baleines et des ours polaires sur la côte. De plus, les résidents pêchent la morue et l’omble chevalier. La faune terrestre comprend le caribou, le loup, le petit gibier, tel que le lièvre arctique, et diverses espèces d’oiseaux, p. ex., les bruants des neiges, les faucons, les oies, les lagopèdes et les harfangs des neiges.

Suggestions de lecture: 
  • BENNETT, John et Susan ROWLEY [dir.], Uqalurait: an oral history of Nunavut, McGill-Queen’s University Press, Montréal & Kingston, 2004.
  • COPLAND, A. Dudley. Coplalook: Chief Trader, Hudson’s Bay Company, 1923-39. Winnipeg: Watson & Dwyer, 1989.
  • DALTON, Anthony, Arctic naturalist: the life of J. Dewey Soper, Dundurn Press, Toronto, 2010.
  • DORAIS, Louis-Jacques, The language of the Inuit: syntax, semantics and society in the Arctic, McGill-Queen’s University Press, Montréal & Kingston, 2010.
  • EBER, Dorothy Harley, When the whalers were up North, McGill-Queen’s University Press, Montréal & Kingston, 1989.
  • ISSEMAN, Betty Kobayashi, Sinews of Survival: the living legacy of Inuit clothing, UBC Press, Vancouver, 1997.
  • MACDONALD, John, The Arctic sky: Inuit astronomy, star lore and legend, Institut de recherche du Nunavut et Musée royal de l'Ontario, 1998.
  • MCGHEE, Robert, Une histoire du monde arctique – Le dernier territoire imaginaire, Fides Inc., Toronto, 2006.
  • MORRISON, David et Georges-Hébert GERMAIN, Inuit: glimpses of an Arctic past, Musée canadien des civilisations, Hull, 1995.
  • PAUKTUUTIT INUIT WOMEN OF CANADA.  L’art de vivre inuit  –  Guide sur la culture inuit [éd. rév.], Pauktuutit Inuit Women of Canada, Ottawa, 2006. 

 

 

Références

Les références des sites Web ont été mises à jour en juillet 2013.

  • Nunavut Liquor Act Review: a Summary of the Act, 2010
  • Nunavut Handbook, 2004
  • Annuaire téléphonique de NorthwesTel, mars 2012-février 2013
  • Statistique Canada. 2012. Kimmirut, Nunavut (Code 6204005) et Nunavut (Code 62) (tableau). Profil du recensement, Recensement de 2011, produit nº 98-316-XWF au catalogue de Statistique Canada. Ottawa. Diffusé le 24 octobre 2012. [données consultées le 21 janvier 2013.]