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Pond Inlet

Pond Inlet

Région: 
Opérations scolaires de Qikiqtani (OSQ)

Community

À propos
Histoire: 

Située à l’extrémité est du passage du Nord-Ouest, Pond Inlet a reçu son nom anglais en 1818 de l’explorateur John Ross qui l’avait à l’origine nommée Pond’s Bay en l’honneur de John Pond, le célèbre astronome du royaume britannique de l’époque. Des évidences archéologiques démontrent que la région a été occupée depuis la période du Dorset, les Inuit y voyageaient selon les saisons, suivant les mouvements de la faune. En inuktitut, l’endroit est connu sous le nom de Mittimatalik et il existe bien quelques discussions quant au sens de ce nom. Étant située aux confins du détroit de Lancaster et de la baie de Baffin, et profitant d’eaux libres même en hiver à cause de ses polynies, la région aux alentours de Pond Inlet fut le centre d’une grande activité de chasse à la baleine jusqu’au début des années 1900 alors que près de 70 navires par année venaient y chasser la baleine. L’abondance de la faune dans la région a entrainé l’établissement de postes de traite par le capitaine James Mutch (1903) et Robert Kinnes, lequel fut par la suite racheté par le capitaine Joseph Bernier (1910) après ses années de service auprès du gouvernement canadien et son voyage dans le passage du Nord-Ouest. En 1918, Bernier vendit son commerce au marchand Henry Toke Munn qui administra le poste jusqu’en 1921, année où la Compagnie de la Baie d’Hudson (CBH) ouvrit un poste de traite à l’emplacement actuel de la localité. La GRC établit un détachement tout près du poste de la CBH en 1922 et les missions anglicane et catholique s’implantèrent en 1929. Les Inuit ont commencé à migrer des terres vers le village durant les années 1960 lorsque le gouvernement construisit une école et un foyer pour les élèves en 1961 et décida de fournir des logements. Les liaisons aériennes ont aussi commencé durant les années 1960, utilisant tout d’abord des pistes construites sur la banquise et, par la suite, une piste sur la terre. Au cours des années 1970, la recherche et l’exploration des ressources pétrolières et gazières menées surtout par le Centre de recherche sur l’Arctique ont fait croitre l’intérêt pour la région. Pond Inlet a reçu le statut de hameau le 1er avril 1975. La communauté continue de prospérer, en partie parce qu’elle profite de la décentralisation des bureaux du gouvernement du Nunavut depuis 1999, mais aussi à cause de l’exploration minière et de l’approbation accordée à la Baffinland Iron Mine Corporation pour l’exploitation d’une mine non loin de la communauté.

 

Le site Web pour l’orientation des employés du gouvernement du Nunavut offre un excellent éventail de ressources relatives à l’histoire du Nunavut en général, en plus d’un aperçu général de la culture et de l’histoire inuites ainsi qu’une explication de l’intégration des principes culturels inuits dans les opérations et les services gouvernementaux. Nous vous recommandons de consulter ce site lorsque sa restructuration sera terminée.  Pour le moment, vous pourrez sans doute obtenir de l’information à l’adresse suivante : http://www.gov.nu.ca/.

Culture, langue et vie communautaire: 

À titre d’endroit jouissant d’une longue histoire d’occupation inuite et de contacts avec les Européens, et d’un développement économique continu, Pond Inlet offre une vie communautaire qui allie culture traditionnelle inuite, développement technologique et culture internationale. Les résidents possèdent toujours des équipages de chiens et s’adonnent à la chasse et la pêche traditionnelles tout en faisant usage de l’Internet et de la télévision par câble, et en discutant avec les scientifiques et les touristes venus de partout dans le monde. Le centre des visiteurs Natinnak de Pond Inlet abrite une exposition d’interprétation sur la culture et l’histoire de la communauté et des Inuit de la région. Natinnak sert aussi de lieu de rassemblement pour les ainés de la communauté. Il est le siège des archives de Pond Inlet qui pilote un programme dynamique de collection de photographies historiques et de recherche en histoire orale afin d’identifier les personnes sur ces photographies. L’organisme Pond Inlet Library and Archives Society soutient à la fois le secteur des archives et le développement d’une collection exhaustive de publications historiques concernant l’Arctique, collection hébergée par la bibliothèque publique Rebecca P. Idlout.

 

 

Comme pour la plupart des communautés de la région de Baffin, l’inuktitut est la langue la plus utilisée à Pond Inlet. Lors du recensement de 2011, 91 % de la population ont déclaré avoir l’inuktitut comme langue maternelle et 89 % l’utilisent comme première langue à la maison, alors que pour 2 % d’entre eux, c’est la seconde langue utilisée. Même si quelques personnes parlent français à Pond Inlet, l’anglais est la seconde langue la plus usuelle, et ce, pour 81 % de la population. Environ 25 % des résidents de Pond Inlet parlent l’anglais comme première ou seconde langue à la maison. Une partie importante de la population (18 %) ne parle ni l’anglais ni le français, ce qui signifie que les nouveaux arrivants ou les visiteurs devront parfois faire appel à une personne parlant l’anglais pour traduire pour eux. Vous pouvez vous attendre à ce que la plupart des évènements publics se déroulent à la fois en anglais et en inuktitut, mais non à ce que les conversations en inuktitut soient automatiquement traduites seulement à cause de la présence d’un anglophone. Les  dialectes inuktituts varient grandement dans tout le Nunavut. Donc, si vous avez parlé en inuktitut dans une autre communauté, soyez prêt à apprendre des différences dialectales et à accepter que les résidents corrigent vos expressions. La langue inuite (inuktitut et inuinnaqtun), l’anglais et le français sont les langues officielles du Nunavut. Vous avez donc le droit de demander des services gouvernementaux dans la langue officielle de votre choix.

 

Pond Inlet compte deux églises, l’église anglicane St-Timothy et l’église catholique du Sacré-Cœur de Jésus. Durant plusieurs années, Pond Inlet a été le lieu de résidence du père Guy-Marie Rousselière, un père oblat qui était également un anthropologue et un archéologue de renom. Le « père Marie » est décédé dans l’incendie de sa demeure en 1994, mais plusieurs de ses écrits relatant la culture inuite et l’archéologie sont conservés dans les archives de Pond Inlet.

 

Comme dans la plupart des communautés du Nunavut, la population de Pond Inlet est jeune. Selon le recensement de 2011, on a dénombré 220 enfants d’âge préscolaire et 420 d’âge scolaire, ce qui signifie que 41 % des résidants ont moins de 18 ans. L’âge moyen est de 22,5 ans et seulement 3 % de la population a plus de 65 ans.

Économie: 

Pond Inlet jouit d’une économie relativement diversifiée, incluant des postes au sein des gouvernements fédéral et territorial, une économie locale de services, une industrie de la culture et du tourisme, en plus du stimulus économique généré par le fait d’avoir été choisie comme plaque tournante du transport et de l’embauche liée au développement de la mine de fer, non loin de la localité. Les bureaux décentralisés du gouvernement du Nunavut incluent bon nombre de postes au ministère des Services communautaires et gouvernementaux, au bureau des Opérations scolaires Qikiqtani du ministère de l’Éducation qui gère les écoles de la région, et au bureau de développement économique communautaire du ministère du Développement économique et des Transports. La mise en valeur de la mine de fer de Mary River a également eu des retombées sur l’économie locale puisque Pond Inlet sert de point de liaison pour le transport des marchandises et les résidents employés au développement de la mine.

 

Pond Inlet sert aussi de porte d’entrée au parc national Sirmilik (http://www.pc.gc.ca/fra/pn-np/nu/sirmilik/index.aspx) et reçoit souvent la visite des vaisseaux de croisière qui sillonnent les eaux de l’Extrême-Arctique durant l’été. Les pourvoyeurs en tourisme offrent des services de transport et de guide aux visiteurs qui souhaitent se rendre au parc ou au Refuge d’oiseaux migrateurs de l’ile Bylot. Les chercheurs scientifiques de l’Arctique utilisent souvent Pond Inlet comme relai ou camp de base. En matière de métiers d’art, Pond Inlet s’enorgueillit de sculpteurs reconnus. L’économie locale des services donne de l’emploi à plusieurs travailleurs. D’autre part, la chasse et la pêche de subsistance traditionnelles comptent aussi pour beaucoup dans l’économie locale, car étant donné le cout extrêmement élevé de la nourriture dans l’Extrême-Arctique, plusieurs familles dépendent de ces activités pour compléter leur alimentation.

 

Il n’y a aucune succursale bancaire à Pond Inlet et les liquidités se font parfois rares. Le magasin Northern et la Coopérative offrent des services bancaires de base incluant la possibilité de garder un peu de liquidités dans un compte, d’encaisser des chèques, etc. Un comptoir Interac est installé au magasin Northern, mais les liquidités sont fort limitées. Les cartes de débit Interact et de crédit sont acceptées dans la plupart des commerces. En raison des retards fréquents des services postaux causés par les mauvaises conditions météorologiques, il est fortement recommandé aux nouveaux arrivants d’adopter les services bancaires et les méthodes de paiement de factures en ligne.

Faune: 

L’abondance des ressources fauniques à proximité de Pond Inlet en a fait depuis longtemps une destination prisée pour toutes les activités liées à la faune, dont la chasse, y compris celle de la baleine, ou, plus récemment, l’observation de la faune. La localité est située à l’entrée du détroit de Lancaster et une grande variété d’espèces sauvages y vivent tout au long de l’année. Les polynies (étendues d’eaux libres pendant l’hiver) et la glace dérivante offrant d’immenses fissures permettent l’existence d’une faune marine abondante, mentionnons entre autres, les narvals, les phoques, les baleines, les morses, l’omble chevalier et les ours polaires. Les caribous fréquentent l’intérieur des terres de même que le petit gibier comme les loups, les renards arctiques et les lemmings. Les espèces d’oiseaux abondent et l’ile Bylot, site d’un refuge d’oiseaux migrateurs et d’un parc national, fait face au village. La région accueille non seulement des espèces d’oiseaux maritimes qui nichent sur les falaises comme les guillemots de Brünnich, les mouettes tridactyles, les faucons gerfauts et les goélands, mais aussi de grandes populations d’oies des neiges et d’oiseaux chanteurs plus petits ayant migré avec le retour du soleil.

Suggestions de lecture: 
  • BENNETT, John et Susan ROWLEY, rédacteurs. Uqalurait: an oral history of Nunavut. Montréal et Kingston, McGill-Queen’s University Press, 2004.
  • DORAIS, Louis-Jacques. The language of the Inuit: syntax, semantics and society in the Arctic. Montréal et Kingston, McGill-Queen’s University Press, 2010.
  • EBER, Dorothy Harley. When the whalers were up North. Montréal et Kingston, McGill-Queen’s University Press, 1989.
  • ISSENMAN, Betty Kobayashi. Sinews of Survival: the living legacy of Inuit clothing. Vancouver, UBC Press, 1997.
  • MACDONALD, John. The Arctic sky: Inuit astronomy, star lore and legend. Iqaluit et Toronto, Institut de recherche du Nunavut et Musée royal de l'Ontario, 1998.
  • MCGHEE, Robert. The last imaginary place: a human history of the Arctic world. Toronto, Key Porter Books, Musée canadien des civilisations, 2004.
  • MORRISON, David et Georges-Hébert GERMAIN. Inuit: glimpses of an Arctic past. Hull, Musée canadien des civilisations, 1995.
  • PAUKTUUTIT INUIT WOMEN OF CANADA. L’art de vivre inuit  –  Guide sur la culture inuit, éd. rév. Ottawa, Pauktuutit Inuit Women of Canada, 2006. 
  • ROWLEY, Graham W.: Cold comfort: my love affair with the Arctic. Montréal & Kingston: McGill-Queen’s University Press, 1996.
  • WACHOWICH, Nancy. Saqiyuq: stories from the lives of three Inuit women. Montréal & Kingston: McGill-Queen’s University Press, 1999.

 

Références

Website references are accurate as of July 2013.

Les références aux sites Web datent de juillet 2013.

  • Révision de la Loi sur les boissons alcoolisées au Nunavut : un résumé de la Loi, 2010
  • Nunavut Handbook (Guide sur le Nunavut), 2004
  • Annuaire téléphonique de NorthwesTel, mars 2012 - février 2013
  • Statistiques Canada. 2012. Pond Inlet, Nunavut (Code 6204020) et Nunavut (Code 62) (tableau). Profil de recensement. Recensement 2011.   Statistiques Canada, Catalogue No 98-316-XWE. Ottawa. Publié le 24 octobre 2012. [Consulté le 22 janvier 2013.]