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Rankin Inlet

Rankin Inlet

Région: 
Opérations scolaires de Kivalliq (OSKiv)

Community

À propos
Histoire: 

L’occupation de la région autour de l’endroit où se trouve aujourd’hui Rankin Inlet, qui est située sur la rive ouest de la baie d’Hudson, remonte aussi loin que la période pré-Dorset (2000-500 av. J.-C.), par les Inuits qui allaient et venaient en fonction de la disponibilité de la faune. En plus de la présence de baleines, qui attirèrent plus tard les flottes baleinières dans les années 1800, les rivières Diane et Meliadine fournissaient l’accès saisonnier à l’omble chevalier qui venait migrer dans la baie. Le nom inuktitut de Rankin, Kangiqsliniq (ou Kangiqliniq) signifie « baie profonde ou anse ». La région où est maintenant sise Rankin Inlet était le centre d’une grande part des activités européennes, qui déjà avaient débuté dans les années 1600, alors que l’anse devait son nom à John Rankin, de la marine britannique. Depuis sa base à Churchill, la Compagnie de la Baie d’Hudson (CBH) sillonnait la région pour faire la traite avec les résidents; plusieurs Inuits ont trouvé un emploi chez les baleiniers anglais et américains jusqu’à l’effondrement de l’industrie au début des années 1900.

 

Le site physique actuel de la communauté a été déterminé par la construction de la North Rankin Nickel Mine qui fut exploitée de 1955 à 1962. La mine procurait des emplois salariés et attirait des Inuits de toute la région. Après la fermeture de la mine et de l’usine, le gouvernement fédéral a lancé une série de projets de développement afin de fournir un large éventail de possibilités d’emploi, allant des expériences agricoles jusqu’aux projets d’arts et d’artisanat. Dans les années 1970, le gouvernement déménagea le centre administratif régional de Churchill à Rankin Inlet, et le rôle de la communauté fut transformé en un centre de transport régional et d’approvisionnement, étant donné le port profond et la piste d’atterrissage. Avec la formation du Nunavut en 1999, Rankin Inlet devint l’une des communautés hôtes de nombreux ministères et services décentralisés du gouvernement territorial. Les prix plus élevés des minéraux et la stabilité résultant du règlement des revendications territoriales et de la structure gouvernementale ont aussi donné un second souffle à l’industrie minière, qui continue à se développer dans la région.

 

Le site Web pour l’orientation des employés du gouvernement du Nunavut offre un excellent éventail de ressources relatives à l’histoire du Nunavut en général, en plus d’un aperçu général de la culture et de l’histoire inuites ainsi qu’une explication de l’intégration des principes culturels inuits dans les opérations et les services gouvernementaux. Nous vous recommandons de consulter ce site lorsque sa restructuration sera terminée.  Pour le moment, vous pourrez sans doute obtenir de l’information à l’adresse suivante : http://www.gov.nu.ca/.

Culture, langue et vie communautaire: 

Le Centre d’amitié Puularvik Kublu coordonne plusieurs projets sociaux, historiques et culturels pour Rankin Inlet et la région de Kivalliq qui mettent l’accent sur la sauvegarde de la culture inuite. Ces projets incluent des programmes pour les jeunes et les ainés, ainsi que la documentation et la transmission du savoir-faire inuit traditionnel, comme le camping dans les terres, la construction d’iglous, la confection de vêtements en peau et le soin des chiens de traineau. Le site Web du centre contient plusieurs photographies, liens et ressources.

 

En tant que site de nombreux projets de développement économique lancés par le gouvernement dans les années 1960 et 1970, Rankin Inlet a développé une scène artistique diversifiée, avec des influences évidentes de toute la région. Elle est la seule communauté du Nunavut où les artistes inuits produisent des céramiques. Le premier atelier de céramique avait pignon sur rue de 1963 à 1977 et il a été réactivé dans les années 1990. Le Kangirqliniq Centre for Arts and Learning est né de la programmation d’arts et d’alphabétisation de la Galerie Matchbox depuis 1995. Il s’agit maintenant d’un centre pour la céramique, la gravure, la sculpture et autres médias artistiques.

 

Rankin Inlet possède plusieurs églises : l’église catholique romaine Notre-Dame-du-Cap, l’église anglicane Holy Comforter et la congrégation Glad Tidings.

 

Comme dans les autres centres régionaux de transport et d’administration du Nunavut, Iqaluit et Cambridge Bay, la diversité linguistique est plus grande à Rankin Inlet que dans les plus petites communautés nunavoises, avec l’anglais comme langue de travail majoritaire. Dans le recensement de 2011, 35 % de la population ont déclaré l’anglais comme langue maternelle, 1 % le français, 59 % l’inuktitut et 4 % d’autres langues. L’anglais toutefois est la langue prédominante à la maison pour 63 % de la population. L’inuktitut est la langue première parlée au foyer pour 32 % des gens. Rankin a aussi une communauté philippine qui parle le tagalog à la maison (2 %). L’anglais est parlé par 95 % des résidents de Rankin et seulement 2 % ne parlent que l’inuktitut. La majorité de la population est bilingue, donc, bien que l’inuktitut ne soit pas aussi répandu que dans certaines parties du Nunavut, 68 % de la population affirme utiliser régulièrement cette langue à la maison dans une certaine mesure. Vous pouvez vous attendre à ce que la plupart des rencontres et évènements publics se déroulent dans les deux langues. Il y a d’importantes variations entre les dialectes inuktituts au Nunavut. Par conséquent, si vous avez déjà parlé l’inuktitut dans une autre communauté, préparez-vous à apprendre des différences dialectales et à vous faire corriger votre usage par les résidents à l’occasion. Enfin, la langue inuite (l’inuktitut et l’inuinnaqtun), l’anglais et le français sont les langues officielles du Nunavut. Vous avez donc le droit de demander des services gouvernementaux dans la langue officielle de votre choix.

 

Comme les autres centres régionaux, Cambridge Bay et Iqaluit, Rankin Inlet occupe la tranche plus âgée du très jeune profil démographique du Nunavut. Le recensement de 2011 a dénombré 240 enfants d’âge préscolaire et 585 enfants d’âge scolaire, ce qui représente 36 % de la population des moins de 18 ans. L’âge médian de la communauté est de 25,4, mais seulement 3 % de la population a plus de 65 ans.

Économie: 

La communauté de Rankin Inlet a une économie diversifiée résultant du rôle qu’elle joue en tant que plaque tournante du transport et centre administratif régional. La majorité des déplacements au sein de la région passe par Rankin Inlet où les voyageurs arrivant par avion à réaction transfèrent vers les appareils plus petits qui se rendent dans les communautés de la région. Les marchandises arrivent par bateau pendant les mois d’été et par avion l’hiver. Centre régional, Rankin Inlet héberge plusieurs bureaux du gouvernement du Nunavut et du gouvernement fédéral, un centre de santé régional, un établissement correctionnel et un campus régional du Collège de l'Arctique du Nunavut, y compris un établissement de formation dans les métiers. Parmi les bureaux du gouvernement du Nunavut, on retrouve les bureaux de gestion de l’alcool du ministère des Finances, des programmes de transport du ministère du Développement économique et des Transports et le siège social de la Nunavut Development Corporation. Des organisations inuites régionales, comme la Kivalliq Inuit Association, sont situées dans la communauté.

 

La communauté est aussi engagée dans le développement local de mines et le soutien d’autres communautés régionales qui exploitent et proposent des mines. Le développement d’une nouvelle mine d’or à proximité, dont l’ouverture est prévue pour 2017, a eu une incidence majeure. Le tourisme ainsi que l’industrie des arts et de l'artisanat fournissent du travail à plusieurs résidents dans les pourvoiries, les hôtels et les restaurants, ainsi que dans les points de vente d’artisanat commercial et les galeries. L’économie locale de services est aussi florissante grâce à plusieurs entreprises indépendantes, à l’industrie minière et aux services fournis par la municipalité aux résidents locaux.

 

Il y a des succursales de la Banque Royale du Canada et de la CIBC à Rankin Inlet. Le magasin Northern offre également des services bancaires de base pouvant inclure la possibilité de garder un peu de liquidités dans un compte, d’encaisser des chèques, etc. Les cartes de débit (service Interac) et de crédit sont acceptées dans la plupart des commerces. Cependant, les résidents utilisent souvent les services bancaires et les paiements de factures en ligne, en raison des retards fréquents des services postaux causés par les mauvaises conditions météorologiques.

Faune: 

L’emplacement de Rankin Inlet sur la rive ouest de la baie d’Hudson offre un accès à la faune marine et terrestre. Les rivières Meliadine et Diane abritent l’omble chevalier. Phoques, baleines, morses et ours polaires peuvent être aperçus près de la communauté. Les hordes de caribous cohabitent dans les terres avec diverses espèces de petit gibier, comme les lemmings, renards arctiques, loups et écureuils terrestres, connus localement sous le nom de siksik. La topographie abrite une vaste gamme d’espèces d’oiseaux, celles qui vivent dans les falaises et celles qui nichent dans les mieux humides, sur le terrain plat : lagopèdes, oies, canards, oiseaux chantants, phalaropes, pluviers, oiseaux de proie et beaucoup d’autres.

Suggestions de lecture: 
  • BENNETT, John & Susan ROWLEY, eds. Uqalurait: an oral history of Nunavut, Montréal et Kingston, McGill-Queen’s University Press, 2004.
  • DORAIS, Louis-Jacques: The language of the Inuit: syntax, semantics and society in the Arctic, Montréal et Kingston, McGill-Queen’s University Press, 2010.
  • EBER, Dorothy Harley: When the whalers were up North, Montréal et Kingston, McGill-Queen’s University Press, 1989
  • FOSSETT, Renee: In order to live untroubled: Inuit of the Central Arctic, 1550-1940, Winnipeg, University of Manitoba Press, 2001.
  • ISSENMAN, Betty Kobayashi. Sinews of Survival: the living legacy of Inuit clothing, Vancouver, UBC Press, 1997.
  • MACDONALD, John. The Arctic sky: Inuit astronomy, star lore and legend, Iqaluit et Toronto, Institut de recherche du Nunavut et Musée royal de l'Ontario, 1998.
  • MCGHEE, Robert, Une histoire du monde arctique – Le dernier territoire imaginaire, Saint-Laurent, Fides Inc., 2006.
  • MORRISON, David and Georges-Hébert GERMAIN. Inuit: glimpses of an Arctic past, Hull, Musée canadien des civilisations, 1995.
  • PAUKTUUTIT INUIT WOMEN OF CANADA. L’art de vivre inuit  –  Guide sur la culture inuit, éd. rév. Ottawa, Pauktuutit Inuit Women of Canada, 2006.