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Sanikiluaq

Sanikiluaq

Région: 
Opérations scolaires de Qikiqtani (OSQ)

Community

À propos
Histoire: 

Au cours des siècles, les Iles Belcher, où se trouve la communauté de Sanikiluaq, ont été occupées autant par les peuples de Dorset que de Thulé. La proximité des Iles Belcher et de la côte nordique du Québec a favorisé la migration et les déplacements entre les deux endroits. Le premier contact européen répertorié remonte à 1610 quand l’explorateur anglais Henry Hudson (d’après qui on nomma la baie d’Hudson) a repéré les iles lors de son malheureux voyage d'exploration. Toutefois, bien que Thomas Wiegand, un employé de la Compagnie de la Baie d'Hudson, ait visité les iles dans les années 1840, il n’existe aucune preuve d'un quelconque hivernage par des Européens dans cette région jusqu'à l'arrivée de Robert Flaherty, en 1914. La Compagnie de la Baie d'Hudson y a ouvert un comptoir commercial en 1928, lequel a été déménagé à « Eskimo Harbour » en 1961, année où le gouvernement fédéral a construit une école dans la partie méridionale des iles. Il a fallu attendre en 1974 pour voir la fondation du hameau de Sanikiluaq. Cette décision prise par le gouvernement canadien, qui souhaitait la consolidation des services fédéraux, a entrainé le déplacement des résidents vers un seul emplacement à partir de deux « camps » situés aux extrémités nord et sud des iles. Selon certaines sources, le hameau a été baptisé Sanikiluaq en l'honneur d'un Inuk « légendaire » ayant vécu ici. Nommé Sandy Kiluaq, ce petit garçon adopté est devenu le meilleur chasseur et le meilleur pourvoyeur de la région, ainsi qu'un héros pour sa communauté.

 

Le site Web d'orientation du personnel du gouvernement du Nunavut (GN) offre également une excellente compilation de matériel sur l'histoire générale du Nunavut. Il procure une vue d'ensemble de la culture et de l'histoire des Inuit et de la façon dont les principes culturels inuits (les Inuit Qaujimajatuqangniit – communément nommés IQ Principles en anglais) sont incorporés dans les activités et les services du gouvernement. Nous vous recommandons de consulter ce site lorsque sa restructuration sera terminée.  Pour le moment, vous pourrez sans doute obtenir de l’information à l’adresse suivante : http://www.gov.nu.ca/.

Culture, langue et vie communautaire: 

De par leur position géographique particulière, les Inuit de Sanikiluaq possèdent une culture distincte qui repose sur les ressources uniques à leur disposition. Les artisans de Sanikiluaq sont reconnus pour leurs vêtements confectionnés à partir de plumes et de peaux d’oiseaux (aptitude documentée dans le livre de Jill Oakes, Coats of Eider, dans la liste des suggestions de lecture), leurs poupées faites de peaux de poissons et leurs  remarquables paniers tissés. Leurs sculptures sont fabriquées à partir d'argilite locale, plutôt que de pierre à savon, plus commune dans plusieurs autres communautés. Les liens de Sanikiluaq avec les autres communautés du Nunavut étant assez limités, la distinction culturelle de ces habitants a pu se maintenir. L'église anglicane St. Phillips fait partie du doyenné d'Hudson et est membre de la paroisse de Great Whale River (maintenant Kuujjuarapik), village du Nunavik avec qui elle partage son clergé. La plupart des services y sont donnés par des ministres laïcs, et l'église accueille régulièrement jusqu'à 20% de la population. Quelques renseignements sur l'église sont affichés sur le site Web de Najuqsivik : http://www.najuqsivik.com/gateway/sanikiluaq/religion.htm

 

L'inuktitut est la langue la plus utilisée à Sanikiluaq. Selon le recensement de 2011, 97% des habitants ont l'inuktitut comme langue maternelle. De ce nombre, 92% s'en servent comme langue première à la maison, et 3% comme deuxième langue. Le nombre de foyers bilingues à Sanikiluaq est inférieur à celui de la plupart des autres communautés du Nunavut, car 78% de la population ne parle pas plus d'une langue à la maison. Le nombre de personnes qui ne parlent ni anglais ni français est également élevé. Environ 22% de la population ne parle que l’inuktitut : cela signifie que les nouveaux venus ou les visiteurs doivent souvent trouver quelqu'un qui parle anglais pour traduire pour eux, en particulier pour communiquer avec les ainés inuits. Bien que l’on retrouve quelques francophones à Sanikiluaq, l'anglais est la deuxième langue la plus utilisée (77% de la population). La majeure partie de la communauté emploie l'anglais au travail ou à l'école, mais seulement 19% des membres de la communauté utilisent l'anglais comme langue seconde à la maison. Vous pouvez vous attendre à ce que la plupart des réunions et des évènements publics soient animés en anglais et en inuktitut, mais vous ne devriez pas vous attendre à ce que les conversations courantes en inuktitut vous soient traduites automatiquement, seulement parce qu'un locuteur anglophone est présent. En outre, vous devez savoir que l’inuktitut possède plusieurs dialectes qui varient selon la région du Nunavut et qui possèdent chacun différentes variations. Ainsi, si vous avez appris à parler l'Inuktitut dans une autre communauté, préparez-vous à apprendre les différences dialectales et à être probablement repris dans votre manière de parler la langue par les résidents. Le Nunavut compte quatre langues officielles : la langue inuite (inuktitut et inuinnaqtun), l'anglais et le français. Vous avez donc pleinement le droit de demander des services gouvernementaux dans la langue officielle de votre choix.

 

La communauté, petite et très unie, est également très jeune. Selon le recensement de 2011, 43% de sa population est âgée de moins de 18 ans, dont 105 enfants d'âge préscolaire et 240 enfants d'âge scolaire. L'âge médian est de 21,1 ans, et seulement une vingtaine de personnes sont âgées de plus de 65 ans, soit 3% de la communauté.

Économie: 

Comme dans beaucoup de petites communautés au Nunavut, l'économie de Sanikiluaq repose principalement sur la fourniture de marchandises et de services aux résidents. L'économie traditionnelle, basée sur la chasse et la pêche, y est solidement implantée, et l’industrie artistique et artisanale, entre autres celle du tissage de panier, fournit un revenu à un certain nombre de résidents. Une petite industrie du tourisme concentrée sur la faune, l'observation des oiseaux et les excursions de camping d’aventure fournit également des emplois saisonniers.

 

À l’image de plusieurs communautés du Nunavut, on ne retrouve aucune succursale bancaire à Sanikiluaq. Notez donc que l’approvisionnement en argent comptant peut souvent devenir très limité. Le magasin Northern et la Co-op offrent cependant certains services bancaires « de base », comme la capacité de maintenir un petit compte bancaire avec le magasin ou l'encaissement de chèques. Les services de paiement Interac et par carte de crédit et des guichets automatiques sont également disponibles dans ces deux magasins, mais avec un approvisionnement limité en liquidités. Il est fortement recommandé que les nouveaux arrivants se familiarisent avec les services bancaires par Internet et les méthodes de paiement de facture en ligne, car la météo capricieuse et les perturbations dans les transports peuvent souvent retarder le service postal. 

Faune: 

Les iles Belcher sont l’habitat naturel d’une faune très variée. Reconnues pour leur grande population d'eiders, on y retrouve également des oies, des huards, des sternes, des mouettes, des lagopèdes alpins et divers rapaces, tels des faucons pèlerins et des buses pattues. L’écosystème marin inclut des phoques, des bélougas, des morses et des ours blancs, de même que divers poissons, tels la morue, le capelan, l'omble chevalier et le poisson à chair blanche. On y retrouve aussi du petit gibier, comme des lièvres, des renards et des lemmings. Quant à lui, le renne fut introduit sur les iles en 1978, car le caribou sauvage était disparu au tournant du XXe siècle, à cause de conditions climatiques extrêmes.

Suggestions de lecture: 
  • Bennett, John & Susan Rowley, eds. Uqalurait: an oral history of Nunavut. Montreal & Kingston: McGill-Queen’s University Press, 2004.
  • Dorais, Louis-Jacques. The language of the Inuit: syntax, semantics and society in the Arctic. Montreal & Kingston: McGill-Queen’s University Press, 2010.
  • Issenman, Betty Kobayashi. Sinews of Survival: the living legacy of Inuit clothing. Vancouver: UBC Press, 1997.
  • MacDonald, John. The Arctic sky: Inuit astronomy, star lore and legend. Iqaluit & Toronto: Nunavut Research Institute and Royal Ontario Museum, 1998.
  • McGhee, Robert. The last imaginary place: a human history of the Arctic world. Toronto: Key Porter Books, Canadian Museum of Civilization, 2004.
  • Morrison, David and Georges-Hébert Germain. Inuit: glimpses of an Arctic past. Hull: Canadian Museum of Civilization, 1995.
  • Najuqsivik Daycare. Bibliography of books on Sanikiluaq [online] http://www.najuqsivik.com/gateway/sanikiluaq/Publications.htm
  • Oakes, Jill E. Coats of eider = Vêtements d’eider. Winnipeg: Watson & Dwyer, 1990.
  • Pauktuutit Inuit Women of Canada. The Inuit way: a guide to Inuit culture, rev. ed. Ottawa: Pauktuutit Inuit Women of Canada, 2006. http://www.uqar.ca/files/boreas/inuitway_e.pdf