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Whale Cove

Whale Cove

Région: 
Opérations scolaires de Kivalliq (OSKiv)

Community

À propos
Histoire: 

Les déplacements et la présence des Inuits et de leurs prédécesseurs dans la région de Whale Cove remontent à la période Pré-Dorset (2500 à 500 ans avant J.-C.). Le nom de la localité en inuktitut, Tikirarjuaq, signifie « longue pointe ». Le nom officiel de la communauté, Whale Cove, fait référence à l’abondance des bélougas et autres baleines dans la région qui a suscité l’intérêt des chasseurs de baleine et des commerçants. Les Européens ont visité la région pour la première fois au XVIIe siècle, lors des recherches pour le passage du Nord-Ouest. Les explorateurs Thomas Button et Luke Foxe se sont tous les deux arrêtés dans la région pendant leurs expéditions. Même si la Compagnie de la Baie d’Hudson établit un poste de commerce plus loin sur la côte, c’est le gouvernement fédéral qui encourage les Inuits à s’installer dans la localité pendant la période de famine de 1957-1958. Par conséquent, les Inuits de Whale Cove sont originaires de trois différents groupes inuits de la région, ayant chacun un dialecte inuktitut distinct. Whale Cove devient un hameau en 1976. La localité est située à 75 kilomètres environ au sud de Rankin Inlet et bon nombre de résidents se déplacent entre les communautés en empruntant une route d’hiver sur la glace marine.

 

Le site Web pour l’orientation des employés du gouvernement du Nunavut offre un excellent éventail de ressources relatives à l’histoire du Nunavut en général, en plus d’un aperçu général de la culture et de l’histoire inuites ainsi qu’une explication sur la manière dont les principes culturels inuits sont intégrés dans les opérations et les services gouvernementaux. Nous vous recommandons de consulter ce site lorsque sa restructuration sera terminée. Pour le moment, vous pouvez obtenir de l’information à l’adresse suivante : http://www.gov.nu.ca/.

Culture, langue et vie communautaire: 

À l’instar de la plupart des petites communautés inuites d’aujourd’hui, la vie à Whale Cove amalgame les télécommunications et technologies modernes (télévision, Internet et motoneiges haute performance) avec les activités traditionnelles (chasse et pêche). Ses résidents préservent des savoir-faire traditionnels, tels que la couture de vêtements dans des matériaux modernes et traditionnels, et la récolte de ressources terrestres et marines au gré des saisons, comme la cueillette de baies et la pêche aux moules. Les gens de Whale Cove possèdent d’importants liens sociaux et familiaux avec les membres des autres communautés côtières de la baie d’Hudson, soit Rankin Inlet et Arviat.

 

Il y a deux églises dans la communauté qui reçoivent la visite de membres du clergé à certains moments de l’année. Le prêtre d’Arviat visite la mission catholique Saint Esprit, et l’église Christchurch fait partie de la paroisse anglicane d’Arviat.

 

Whale Cove a plusieurs caractéristiques linguistiques en commun avec Rankin Inlet. Puisque les résidents proviennent de différentes parties de la région de Kivalliq, on trouve plusieurs dialectes inuktituts différents. À cela s’ajoute également une longue histoire de contacts avec les Européens. Même si la majorité des résidents estiment que l’inuktitut est leur langue maternelle, l’anglais est la langue généralement la plus utilisée. On peut s’attendre à ce que la plupart des réunions ou évènements publics se déroulent dans les deux langues, mais il ne faut pas s’attendre à ce que les conversations générales en inuktitut soient automatiquement traduites parce qu’un anglophone est présent. Il y a d’importantes variations entre les dialectes inuktituts au Nunavut. Par conséquent, si vous avez déjà parlé l’inuktitut dans une autre communauté, préparez-vous à apprendre des différences dialectales et à vous faire corriger votre usage par les résidents à l’occasion. Enfin, la langue inuite (l’inuktitut et l’inuinnaqtun), l’anglais et le français sont les langues officielles du Nunavut. Vous avez donc le droit de demander des services gouvernementaux dans la langue officielle de votre choix.

 

Bien que le recensement de 2011 n’ait pas recueilli de données auprès des résidents de Whale Cove, la Nunavut Economic Developers Association indique que 60 % de la population a moins de 25 ans.

Économie: 

Étant donné que Whale Cove est une petite communauté où une forte proportion de la population est très jeune, son économie se fonde principalement sur l’approvisionnement en biens et services de la communauté, ainsi que sur des activités économiques traditionnelles, comme la récolte de la faune, l’art et l’artisanat. La communauté possède également une petite industrie du tourisme, étant le lieu de départ pour se rendre au Parc territorial Iqalugaarjuup Nunanga.  

 

Comme c’est le cas dans de nombreuses communautés du Nunavut, il n’y a pas de succursales bancaires à Whale Cove, et il arrive souvent que les sommes disponibles en espèces soient très limitées. La Co-op offre des services bancaires de base, par exemple la possibilité d’avoir un petit compte au magasin, d’encaisser des chèques moyennant des frais de service, etc. Si l’encaisse s’y prête, il est possible de faire des retraits en utilisant le service Interac à la Co-op. Les cartes de débit (service Interac) et les cartes de crédit sont acceptées dans la plupart des détaillants. Il est fortement recommandé que les nouveaux arrivants se familiarisent avec les services bancaires par Internet et les méthodes de paiement de facture en ligne, car la météo capricieuse et les perturbations dans les transports peuvent souvent retarder le service postal.

Faune: 

Il y a une faune abondante autour de Whale Cove. En plus des phoques, des bélougas et des baleines boréales, on peut voir des morses et des ours polaires. On y pêche l’omble chevalier et la truite grise. L’été marque l’arrivée d’un vaste éventail d’oiseaux, y compris des oies. On retrouve aussi du petit gibier dans les environs, notamment le lièvre arctique, le lagopède et le renard. Les résidents se déplacent dans les terres pour chasser le caribou.

Suggestions de lecture: 
  • BENNETT, John et Susan ROWLEY, rédacteurs. Uqalurait: an oral history of Nunavut, Montréal et Kingston, McGill-Queen’s University Press, 2004.
  • DORAIS, Louis-Jacques. The language of the Inuit: syntax, semantics and society in the Arctic, Montréal et Kingston, McGill-Queen’s University Press, 2010.
  • EBER, Dorothy Harley. When the whalers were up North, Montréal et Kingston, McGill-Queen’s University Press, 1989.
  • FOSSETT, Renee. In order to live untroubled: Inuit of the Central Arctic, 1550-1940, Winnipeg, University of Manitoba Press, 2001.
  • ISSEMAN, Betty Kobayashi. Sinews of Survival: the living legacy of Inuit clothing, UBC Press, Vancouver, 1997.
  • MACDONALD, John, The Arctic sky: Inuit astronomy, star lore and legend, Toronto, Institut de recherche du Nunavut et Musée royal de l'Ontario, 1998.
  • MCGHEE, Robert, Une histoire du monde arctique – Le dernier territoire imaginaire, Saint-Laurent, Fides Inc., 2006.
  • MORRISON, David et Georges-Hébert GERMAIN. Inuit: glimpses of an Arctic past, Hull, Musée canadien des civilisations, 1995.
  • PAUKTUUTIT INUIT WOMEN OF CANADA.  L’art de vivre inuit  –  Guide sur la culture inuit [éd. rév.], Pauktuutit Inuit Women of Canada, Ottawa, 2006.
  • TESTER, Frank James et KULCHYSKI, Peter. Tammarniit (mistakes): Inuit relocation in the Eastern Arctic 1939-63, Vancouver, University of British Columbia Press, 1994.